Je ne serai pas long.
Du haut de cette chaire, de cette salle, je ne m’adresse pas seulement à vous, hommes, femmes, jeunes de Lubumbashi réunis dans ce beau cadre.
Du haut de cette chaire, je m’adresse en réalité à tous les grands Katangais.
Mon message est simple : le Congo va mal et tout le monde s’en lamente.
Le Congo va mal parce que vous, le grand Katanga, allez mal ; c’est cela la vérité.
Le Congo va mal parce que, vous, grands Katangais, réputés être des résistants, des guerriers, des combattants, des révolutionnaires, faites semblant de ne pas voir et de ne pas entendre ce que même les sourds et les aveugles ont déjà vu et déjà entendu.
Les Katangais font semblant de ne pas voir qu’ils sont en réalité les premières victimes de la prédation, de l’intolérance, de la dictature et des insultes du régime en place.
Le Congo va mal parce que certains d’entre vous, grands Katangais, ont choisi le confort personnel au détriment du bien-être de tous les Congolais.
Et moi, je pense que le moment est venu pour vous, pour nous tous, de nous remettre en question.
Il y a une chose que vous ignorez peut-être en tant que grands Katangais : ce qu’il faut savoir, c’est que le Katanga, le grand Katanga, contribue à plus de 80 % au budget national. Vous savez ce que cela veut dire ?
Cela veut dire que les Congolais qui manquent à manger à Kinshasa, les Congolais qui dorment à la belle étoile au Kwilu, les enfants qui étudient à même le sol à Mbandaka, les mamans qui se réveillent chaque jour à 4 h du matin pour trouver de quoi nourrir leurs familles, les militaires qui sont au front pour défendre la République dépendent et prient tous les jours pour l’abondance du grand Katanga.
Aujourd’hui, vous êtes humiliés, aujourd’hui, vous êtes insultés. Tout le grand Katanga est transformé en un forage que l’on reconnaît depuis l’avion : il n’y a que des trous.
Il y a même des gens qui pensent que vous ne méritez plus le grand Katanga, tant vous ne réagissez pas.
La communauté internationale commence à penser que nous ne méritons plus la République démocratique du Congo, tant nous sommes assis sur d’énormes richesses tout en vivant dans la plus grande pauvreté.
Pour nous autres, qui ne sommes pas du grand Katanga, nous considérons le Katanga comme une bénédiction, comme une richesse. Pour nous, le Katanga veut dire bénédiction, le Katanga veut dire richesses, le Katanga veut dire résistance, mais le Katanga veut aussi dire fierté et honneur.
N’oubliez pas, je le répète, n’oubliez pas que toute la République vous regarde et vous observe.
Mbandaka vous regarde, Isiro vous regarde, Matadi vous regarde, Lodja, Kananga, Kisangani, Bukavu, tous vous regardent.
Et je répète et j’insiste sur la responsabilité qui vous incombe. Quel est l’essentiel de mon message d’aujourd’hui ? Mon message est simple : je dis réveillez-vous ! Mon message est simple : je dis levez-vous ! Mon message est simple : je dis bravez la peur, et plus important encore, apprenez définitivement à dire non !
Ne laissez pas l’arbitraire, l’insécurité, la prédation devenir la norme ici.
Vous avez appris que Tshisekedi veut changer la Constitution avec ses institutions illégitimes, superfétatoires. Pourtant, je me rappelle que le 23 décembre 2023, le grand Katanga et toute la République avaient clairement signifié qu’ils ne voulaient plus de Tshisekedi. Ils l’ont dit : le Katanga, avec plus de 87 %, n’a pas voté pour Tshisekedi.
Après cette usurpation, qu’est-ce qu’ils disent aujourd’hui ? Nous voulons le dialogue, nous voulons la cohésion nationale. Mais la cohésion nationale et le dialogue avec des tricheurs ?
Il a dit qu’il a obtenu 73 %, il a dit que les 475 députés lui appartiennent, il a dit que les 26 gouverneurs appartiennent à l’Union sacrée. Au lieu de se contenter de ce qu’il a, il demande maintenant le dialogue et la cohésion nationale. Avons-nous réellement quelque chose à nous dire, à part lui rappeler en face que ce qui s’est passé le 23 décembre 2023 était de l’usurpation, du vol, de la tricherie, que nous n’oublierons jamais !
Questions directes au public, après son exposé magistral
1) Sommes-nous prêts à faire le porte-à-porte pour dire à tous les grands Katangais que ça suffit ?
Réponse du public : Oui
2) Sommes-nous prêts à prendre nos téléphones, à appeler tous les grands Katangais pour les préparer à la résistance, sommes-nous prêts ?
Réponse du public : Oui
SethKIKUNI : Regardez vous-mêmes la situation économique de notre pays, regardez le dollar : quand Tshisekedi est arrivé au pouvoir, le dollar valait 1200 FC ; aujourd’hui, il est à 2850 FC.
3) Avons-nous encore besoin d’un schéma, d’un discours, d’un dessin pour dire que la situation économique s’est encore empirée ? Avons-nous besoin d’un dessin pour cela ?
Réponse du Public : Non
Seth KIKUNI : Regardez la situation dans l’Est de la République démocratique du Congo. Tshisekedi a trouvé 2 345 409 km² de territoire ; aujourd’hui, plusieurs territoires ne sont plus sous l’autorité de l’État, et il a le culot, le courage de se mettre à la tête pour se justifier.
4) Avons-nous encore le temps d’écouter les discours de Félix Tshisekedi ?
Réponse du Public : Non
SETH KIKUNI poursuit…
Ce n’est pas tout. Ils nous ont dit, pendant les élections, qu’ils étaient des nationalistes, des patriotes. Mais je ne sais pas quel contenu on leur a donné pour définir ces termes. Car pour nous, être nationaliste, être patriote, c’est investir dans son pays.
5) Vous volez 350 000 000 de dollars, vous investissez à Dubaï, en Belgique, au Canada, et vous vous considérez nationalistes, patriotes ? Ces gens sont-ils sérieux ?
Réponse de l’assemblée : Non
Puisque la parole devait tourner, la PN SETH KIKUNI chute
Si, nous n’étions pas à quatre, j’aurais continué, car ce n’est pas tout ce que j’ai à dire, mais les autres présidents qui sont avec nous ont aussi des messages importants à vous transmettre.
Pendant la campagne, voici où je vais chuter : j’ai eu l’opportunité de faire le tour du pays, j’ai parlé avec presque toutes les mamans congolaises, avec la jeunesse, avec les parents. Toutes ces personnes partagent une même préoccupation : la souffrance imposée par le régime actuel dépasse le niveau de souffrance peut-être accumulé depuis 1960, et il est temps pour nous de la stopper.
Nous sommes déterminés à créer, à construire ce blocus anti-dictature. Nous allons stopper Félix Tshisekedi, nous allons stopper Félix Tshisekedi, et nous comptons sur votre accompagnement, nous comptons sur votre détermination.
La phrase la plus importante à retenir, je le dis et je le répète : le Congo va mal, tout le monde s’en lamente, mais le Congo va mal parce que le grand Katanga va mal. Réveillez-vous.
Je vous remercie.
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